Vendredi 13 mars 2009
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Éditions Du Pierregord, février 2009, 234
pages.
Jonas Burkel est un photographe qui a une passion pour les femmes belles et brunes qui se succèdent, au fil des ans, face à
son objectif et dans son lit.
Ancré dans un quotidien monotone et répétitif, Jonas voit sa vie transformée lorsqu’apparaît devant ses yeux une jeune fille aux yeux noirs à la beauté inégalable.
Mais qui est-elle ? Alors qu’il collectionne depuis dix-neuf ans les départs de femmes sans broncher, pourquoi cette fille avec laquelle il n’a rien vécu, hormis un simple trajet en train, a jeté
le trouble dans son esprit jusqu’à lui faire perdre tous ses repères ?
Encore une fois, après son roman « Le sixième crime » qui m’avait tenue en haleine, l’auteur mène à merveille le suspense
qu’il distille à petites doses en emmenant par le bout du nez le lecteur jusqu’à un dénouement final des plus étonnants !
Le blog de l’auteur que je remercie pour ce très bon moment !
L'avis tout aussi enthousiaste d'Antigone
Samedi 7 mars 2009
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Éditions Mercure de France, janvier 2007, 552 pages.
Traduit de l’anglais par Jean-Pierre Aoustin.
Dans ce dense roman victorien qui se déroule en Angleterre à la fin du XIXe siècle, Julian Barnes s’est inspiré d'un fait réel qui avait jadis divisé le pays pour
raconter comment Sir Arthur Conan Dole est venu à plaider la cause de George Edalji qui a été injustement jeté en prison.
Dans leur enfance, Arthur & George sont deux garçons totalement opposés. Élevé dans la religion catholique, Arthur se révèle être un garçon énergique et impétueux. Très influencé par le
tempérament dominateur de sa mère qui lui raconte des histoires chevaleresques avant de s’endormir, il ressent très tôt l’envie d’aider les autres et sa parfaite galanterie envers les femmes est
très appréciée. Son père, passionné d’aquarelliste, n’arrive plus à subvenir au besoin de sa famille, il sombre dans l’alcool et finit sa vie dans un asile d’aliénés. Du coup, Arthur est envoyé
dans un collège de jésuites où il se prend de passion pour le criquet, le spiritisme et la médecine, il devient ophtalmologiste et se marie avec Louisa Hawkins. Mais Arthur ne peut s’empêcher de
raconter des histoires, grâce à son personnage Sherlock Holmes il devient très vite une figure dans les milieux littéraires. Dorénavant, il compte, parmi ses amis, Jerome et James Barrie ainsi
qu’Oscar Wilde.
George est fils d’un pasteur d’origine indienne et d’une mère écossaise. Il grandit dans le Staffordshire au cœur d’un conté assez austère et inculte. C’est un garçon fragile, maladroit et très
réservé qui se tient à l’écart des autres, mais cela n’empêche pas les persécutions raciales que sa famille reçoit sous forme de lettres anonymes. Il essaye de ne pas en tenir compte, passe avec
succès son examen et s’installe comme avoué en ouvrant son propre cabinet. Il vit toujours chez ses parents et un beau jour ce sont des animaux éventrés retrouvés non loin du presbytère qui font
l’objet d’une enquête. Pour le borné et raciste capitaine de police George est la victime idéale. Condamné à sept ans de travaux forcés puis relâché sous liberté conditionnelle sans aucune
explication, ni excuse, George, plongé dans une détresse morale, décide d’adresser une lettre au créateur de Sherlock Holmes afin qu’il puisse l’aider à prouver son innocence.
Waouh, voilà le mot qui m’est venu aux lèvres dès que j’ai refermé ce livre !!! Car ce roman aux allures de polar qui alterne entre la vie de George et celle d’Arthur dont le seul objectif en
commun qui les motive est de combattre l’erreur judiciaire et respecter la loi, est des plus passionnants et n’est pas sans rappeler l’affaire Dreyfus qui a quelques années d’intervalle avait
également provoqué une profonde scission en France. En plus, j’ai adoré la façon dont l’auteur nous dépeint la société victorienne, mais ce qui m’a vraiment subjuguée, hormis cette histoire
véridique, c’est le parcours atypique d’un des plus grands écrivains anglais !!
Le site de l’auteur
Existe en poche
Un coup de coeur pour Allie. Un petit bonheur de lecture pour Thom. L'enthousiasme de Belledenuit et l'avis plus mitigé de
Doriane.
Mardi 24 février 2009
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Éditions JC Lattès, février 2007, 327 pages.
Après le meurtre de son mari qui a brisé ses filles, le docteur Suzanne Lohmann a cru faire face en démissionnant de son
poste en quartier psychiatrique sécurisé à l’hôpital pour ouvrir un cabinet en ville. Mais on ne se soustrait pas si facilement à son destin, surtout quand le flic Steiner, une ancienne
connaissance, fait appel à ses compétences en psycho criminologie pour son enquête qui piétine, elle n’hésite pas un instant.
Tandis qu’elle étudie le profil du tueur que l’on surnomme déjà « L’homme qui rit », car il balafre ses victimes en un sourire éternel, une étrange « patiente » fait irruption dans son cabinet en
s’accusant du meurtre de sa propre mère et son frère. Et pour couronner le tout, le dangereux psychopathe qu’elle avait envoyé en prison vient de s’évader de l’asile. Ces deux affaires prennent une
tournure bien plus périlleuse qu’elle ne le soupçonne…
Dans ce roman, la suite de Pavillon 38, qui sera bientôt adaptée au cinéma, Régis Descott nous entraîne
dans un thriller psychologique au rythme effréné qui ne lâche pas le lecteur jusqu’au déstabilisant et habile dénouement final. Dans cette histoire où se télescope le transsexualisme et la
gémellité, il nous offre bien plus, bien mieux qu’un simple polar, mais également une interprétation moderne et surprenante du mythe biblique Caïn et Abel.
Petite précision, n’ayant pas lu le premier vous pouvez lire celui-ci sans aucun problème !
Découvrez également les avis enthousiastes de Clarabel, Marie et Laure
Existe en poche
Jeudi 1 janvier 2009
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Éditions Phébus, 560 pages, réédité en septembre 1998.
Traduit de l’anglais par Lucienne Lenob.
Walter Hartright, professeur de dessin âgé de vingt-huit ans, s’apprête à quitter Londres pour se rendre à Limmeridge House, en Cumberland, auprès de l’aristocrate Fairlie afin d’y instruire deux
jeunes filles dans l’art de l’aquarelle.
Profitant du dernier clair de lune de Londres, sur une route déserte il voit apparaître, comme sortie de terre, une étrange jeune femme toute de blanc vêtue, au regard grave et anxieux, lui
demander de l’aide. Trop étourdi et étonné par cette rencontre inattendue et bizarre, il n’y prête guère plus d’attention jusqu’au jour où une allusion à cette mystérieuse Dame en blanc
ressurgit.
Je ne connaissais pas cet auteur et, pour une première approche, je dois dire que c’est une réussite !!
S’adressant au lecteur, tour à tour, d’autres personnes que Walter Hartrignt prennent la parole afin de bien comprendre ce qu’il s’est réellement passé. L’intrigue haletante, complexe, mais
extrêmement bien maîtrisée, nous entraîne dans la campagne anglaise du 19ème siècle jusque dans la demeure de Limmeridge House qui renferme de bien lourds secrets…Quand je pense que Wilkie Collins
s’est inspiré d’un fait authentique personnel pour écrire cette histoire !! (voir sa
biographie)…Mais je vous laisse le soin de découvrir la suite, car ce serait un crime de vous en dire plus !
Le site Wilkie Collins
(Voir chez Sylire ou Lisa)
Lundi 23 juin 2008
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Éditions Zulma, 2007, 317 pages.
Grand prix des lectrices de Elle 2008
Prix Paul Féval 2007 de la Société des Gens de Lettres
Prix Michel Lebrun 2007
Prix Cannes Polar 2007
Prix des lecteurs - Vienne 2007
Prix Sang d'encre des Lycéens - Vienne 2007
Prix Millepages 2007
Prix Coeur noir 2008 - Le choix de la critique - en savoir plus
Prix des lecteurs Quai du Polar - 20 minutes…
Un jour Alexandre Astrid, flic placardisé, reçoit par la poste un manuscrit anonyme de cent cinquante-trois pages intitulé « Garden of Love ».
« Il y avait longtemps que je n’attendais plus de lettres de personne. Même à cette période de l’année. J’avais coupé tous les ponts et je ne voyais pas qui serait
donné la peine de ramer pour venir jusqu’à moi. »
L’histoire en revanche le dévaste complètement puisqu’il s’agit de sa propre existence, de son passé qu’il préférait enterrer, oublier tant celui-ci a été un amoncellement invraisemblable de ratage
professionnel et trahison amoureuse.
« Un tas de papier en apparence, mais en réalité une putain de dalle funéraire en marbre noir et blanc. La seule chose qui manquait à mon tombeau. Du fond de mon
trou, je pouvais encore voir s’amonceler les nuages au-dessus de ma tronche, même si ça ne me faisait ni chaud ni froid ; aujourd’hui ce fumier me tendait un couvercle à ma mesure. Libre à moi de
l’ignorer ou bien de combler l’ouverture et faire le black-out une fois pour toutes. »
Astrid choisit de se lancer dans une quête vertigineuse. C’est le début d’un voyage dans le temps, une espèce de kaléidoscope où se mélangent et se superposent divers personnages laissant le
lecteur progresser dans une histoire de plus en plus mystérieuse et déroutante.
Marcus Malte s’amuse à brouiller les pistes, mais l’univers diabolique dans lequel se débat ce flic est tellement envoûtant que l’on se laisse prendre par ce véritable puzzle soigneusement agencé ;
un mélange très convaincant de fiction et de réalité dissimulé qui finit par s’emboîter.
Ce polar troublant et passionnant est une œuvre brillamment construite et formidablement bien écrite qui, dès la première page tournée, vous fera perdre la notion du temps !
L'avis de Saxaoul qui m'a gentiment prêté ce livre, merciiiii !
Les avis de tous ceux qui, comme moi, ont été happés par cette histoire : Jean-Marc Laherrère, Emeraude,
Marie, Laure, Goelen, Solenn, Amanda, Kathel...
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