Mardi 2 juin 2009
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Éditions Futuropolis, août 2008, 116 pages.
Un récit de Pierre Wazem.
Dessin et couleur de Tom Tirabosco.
Sur une route de campagne, une voiture file malgré l’orage. À l’intérieur un couple et leur petit garçon. La mère est sur le point d’accoucher. Un arbre, touché
par la foudre, s’écrase brutalement sur la voiture.
Vingt ans plus tard, une jeune fille mélancolique regarde le déluge qui s'abat depuis quelques jours. Elle est rêveuse et a le sentiment que sa vie est associée à cette pluie diluvienne.
Ce qui m’a sautée aux yeux, c’est d’abord cette étrange couverture, puis quand ma bibliothécaire m’a conseillé cet album je n’ai pas hésité à m’installer pour le lire. Au premier abord, j’ai été
surprise par ces dessins au trait charbonneux qui apportent à l’histoire davantage de profondeur et de mystère, vous allez me dire que c’est normal vu le titre !! Mais en même temps plongée dans
cette ambiance crépusculaire où l’absence et la mort y planent, je ne m’attendais pas à rentrer dans une histoire à la fois aussi touchante, onirique et un brin fantastique !
Jeudi 21 mai 2009
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Éditions Delcourt, septembre 2002, 48 pages.
Sandrine Revel est partie en pèlerinage à New York pour son frère Stéphane récemment disparu. Ce dernier avait toujours
rêvé d'aller aux Etats-Unis sans jamais pouvoir le faire. Elle découvre avec stupeur, comme les milliers de personnes présentes sur les lieux à ce moment, l'horreur de l'attaque terroriste des
tours jumelles. Sandrine se trouvant aux premières loges, à quelques centaines de mètres de la scène, témoigne ici de ces quelques jours irréels qu’elle a vécu.
Dans le Le 11ème jour, Sandrine Revel, cette jeune bordelaise, s’empare du réel pour raconter en dessin ce terrible événement qu’elle a vécu en direct. Tout en vivant elle-même un deuil personnel,
elle se trouve immergée dans une tragédie planétaire. Loin de toutes ses images que nous avons vu à la télé, l’auteur nous offre sa vision dans ce joli album pudique, au graphisme simple, mais
précis où, sous le signe de son frère disparu, elle y greffe très bien ses émotions.
« Sommet du World Trade Center.
Je pense à mon frère, Stéphane.
J’aurais aimé qu’il soit près de moi.
Sans doute, en ce moment, dans cette tour,
personne n’imagine ce qui va arriver.
Nous sommes le 9 septembre 2001. »
Le site de Sandrine Revel
Mercredi 18 mars 2009
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Tome 1 - Éditions Flammarion, novembre 1987, 159 pages.
Tome 2 - Éditions Flammarion, octobre 1992, 136 pages.
1988 et 1993 - Meilleur album étranger – Angoulême.
1992 - Prix Pulitzer.
Dans ce premier tome, l’auteur relate par alternance sa relation complexe avec son père et la
déportation des juifs dans les camps nazis. On apprend à connaître cette famille
attachante et puis la nostalgie, l’humour s’évaporent par la progression de la montée du nazisme et son lot d’horreur et de trahison.
Dans le second tome, on se retrouve face à l’enfer que toutes ces personnes ont vécu dans les camps de la mort.
La citation d’Hitler qui figure sur le tome 1 nous met déjà en garde : « Les Juifs sont indubitablement une race, mais ils ne sont pas humains ». Ce témoignage accompagné de dessins en noir et
blanc où les Juifs, représentés avec des têtes de souris, sont traqués par les Allemands à tête de chats est pétrifiant et bouleversant et encore les mots sont faibles… En refermant ces tomes, la
question qui m’est venue à l’esprit est : comment peut-on survivre à tant d’atrocité ? Même si son père a réappris à vivre, il porte en lui les stigmates de la restriction. Ce roman graphique est
incroyablement précis et rempli de détails écoeurants, innommables. À la fin de l’ouvrage, je suis restée un petit moment à regarder avec douleur et compassion les photos de son frère et de son
père.
Voir aussi les avis de les avis de Lily,
Emmyne, Emeuraude, Saxaoul, Chiffonnette, Alexandra, Kathel, Ori, Féedesagrumes..(si j'en oublie, dites-le-moi !)
Mardi 10 mars 2009
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Éditions Gallimard, collection Bayou, novembre 2008, 121 pages
Quel plaisir de retrouver Aya et tout son petit monde dans ce quatrième tome !! Cette fois-ci, ce n’est pas sous le soleil d’Abidjan que l’histoire commence, mais
sous le ciel gris et pluvieux de Paris, car Innocent a décidé y tenter sa chance comme coiffeur. Bien mal lui en a pris, car il va vite être confronté à la dure loi de la rue et des foyers
d’accueil. Pendant ce temps-là, à Abidjan, Félicité, grâce à son titre de Miss Yopougon, est devenue célèbre. Aya poursuit ses études en médecine, mais sa gentillesse et sa prévenance
s’assombrissent face à l’attitude machiste et répugnante de son professeur de biologie.
Ce quatrième album nous fait voyager, le contraste entre Abidjan et Paris est amusant et étonnant. Mais cette fois-ci, même si l’humour est toujours émaillé d’expressions ivoiriennes rigolotes
(traduites dans l’incontournable « Bonus de Côte-D'Ivoire » que l’on retrouve en fin de page) et de situations cocasses, il nous révèle également le côté sombre de l’immigration et ses déboires, et
bien d’autres choses encore… Une série sensible et pleine d’humanité que je vous invite à découvrir !!
Aya de Yopougon, tome 1
Aya de Yopougon, tome 2
Aya de Yopougon, tome 3
Retrouvez les avis enthousiastes de Laure et A-girl-from-earth ainsi que le coup de coeur de Bladelor !
A voir également le blog de Clément Oubrerie
Mardi 3 février 2009
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Éditions Dargaud, mars 2003, 56 pages.
Après mon coup de cœur pour le tome 1, j’ai eu envie de retrouver Blacksad, ce détective privé à forte carrure et
au faciès bien particulier puisqu’il s’agit d’un chat noir.
Cette fois-ci, dans « Artic-Nation », il plonge les pattes dans une tout autre enquête. Tout commence par la découverte d’un pendu en plein centre-ville devant une foule en état de choc. Ce crime
revendiqué par le groupe Artic-Nation, une race au pelage blanc comme neige, déclenche un climat de terreur dans la ville.
Blacksad, face à cette haine raciale, sort les griffes et fait tout son possible pour mener à bien son enquête qui l’entraîne sur la disparition d’une enfant de couleur, heureusement qu’il trouve
appui en la personne de Weekly, un reporter de magazine à sensation…
Dès les premières planches, on se laisse entraîner dans cette atmosphère de polar où le héros s’attaque à un sujet délicat, le racisme. L’enquête est rondement menée et le graphisme
anthropomorphique est encore une fois à couper le souffle !
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