Lundi 6 avril 2009
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Éditions Héloïse
d’Ormesson, février 2009, 298 pages.
Traduit de l’anglais (Inde) par Sonja Terangle.
Depuis la mort de son mari et le départ de ses enfants pour Israël, Rachel ne veut pas quitter l’Inde, elle ne veut pas
abandonner sa maison et surtout la synagogue qui lui rappelle tous ces beaux moments festifs qui s’y déroulaient et qu’elle continue d’entretenir avec beaucoup de ferveur malgré son abandon. Mais
des promoteurs intéressés par ce terrain qui domine la mer sont prêts à abattre cet édifice pour y construire un complexe hôtelier. Rachel n’hésite pas à se battre corps et âme pour protéger ce
lieu de culte.
Dans ce joli livre exotique empreint de douceur et de nostalgie où flotte le parfum des épices, Rachel nous dévoile quelques-unes de ses recettes en nous contant les us et coutumes de son pays. Un
roman tout en délicatesse qui se savoure jusqu’à la dernière page.
Le site de l’auteure
D’autres avis élogieux que je vous invite à découvrir. Celui de Clarabel, que je remercie pour ce joli moment, celui de Kathel, qui me l’a gentiment envoyé, et celui de Naina.
Par Florinette
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Publié dans : * Roman indien
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Jeudi 1 novembre 2007
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Éditions Philippe Picquier, 2002, 327 pages.
Traduit de l’anglais (Inde) par Marielle Morin.
Rêvant d’évasion et d’espace, l’odeur d’un quai de gare fait naître à Akila l’envie de partir.
Akila, qui a sacrifié sa vie et son amour pour sa famille, n’a jamais été une personne impulsive, même à 45 ans, sans mari, ni enfants, ni foyer, toute décision lui demande du temps, de réfléchir
longuement.
Ce n’est qu’au bout d’un mois, pendant lequel elle va démêler l’écheveau de sa vie pour tisser son avenir, qu’elle se décide enfin de faire partie de cette houle qui se déverse dans les
compartiments et s’installe sur la banquette pour aller vers l’extrémité sud de l’Inde à Karyakumari, là où les trois mers se rencontrent, la baie du Bengale, l’océan Indien et la mer d’Arabie.
Tout en se posant une multitude de questions sur le sens de la vie, elle rêve d’un endroit qui lui appartienne où elle pourrait vivre comme elle l’entend, sans retenue, ni peur du blâme. Dans ce
train, elle se lie avec ses compagnes de voyage. Les confidences échangées et la confrontation de leurs expériences vont, petit à petit, lui permettrent de trouver des réponses à ses questions et
acquérir une assurance pour aller de l’avant.
Anita Nair nous décrit l’Inde telle qu’elle est en pointant du doigt les
tabous de cette culture où la femme doit se soumettre aux exigences de sa famille. C’est un joli livre sur l’émancipation d’une femme indienne, un cri de liberté qu’elle leur offre.
Citation en exergue :
« S’il nous était donné d’être les spectatrices de notre propre entrée dans une pièce, nous serions peu nombreuses à avoir le cœur qui bat la chamade en entendant tourner la poignée de la porte.
Mais nous luttons pour nos droits et nous ne laisserons personne parler à notre place et résisterons à toutes les tentations de nous priver de notre libre arbitre. » Rebecca West
Le site officiel de
l'auteur
Existe en format poche
Sylire, Allie, Katell, Cathe (qui ont lu un autre bouquin d'Anita Nair),
Lisa, Papillon, Camille, Clochette, Gambadou, Nina, Patacaisse, Amanda, Gachucha, Jumy, Nath, Praline, Tamara,
Stéphanie, Floaimelesmots, Grominou2,
Chimère, Antigone, Joelle, Alice, Solsol, Mirontaine, Elfique, Jules, Jessica, Etoiledesneiges,
Mammig, Angelica, P'titlapin, Beatrix, Arlette & Manas, Sophie, Suzel,
Solenn, Nolwenn...
Par Florinette
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Mardi 20 février 2007
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18:35
Éditions Picquier poche, 2002, 347 pages.
Traduit de l’anglais par Marie-Odile Probst
Tilo est la maîtresse dans l’art ancestral des épices au sens où certains compagnons artisans sont maîtres d’œuvres. Elle a reçu ce don, le jour de son
initiation par le feu par la « Première Mère » sur une île secrète de sa terre natale, l’Inde, au prix de l’obéissance, et dans le plus grand respect des règles qui comportent des interdits
stricts. Tilo ne doit pas quitter sa boutique, elle doit rester chaste, ne doit pas toucher le corps de l’autre pour ne pas mêler les énergies ni prendre le risque de se laisser submerger par les
émotions…Mais comment respecter dans cette Amérique tous les nobles préceptes de la tradition ?
Tilo ne bonimente pas comme une vulgaire diseuse de bonnes aventures, elle devine le passé et prévoit le future comme un véritable chaman, cherche l’épice
particulière qui convient à chacun et à chaque situation. Elle fait chanter l’épice, appelle la guérison, elle est l’intermédiaire entre les hommes et les entités supérieures pour aider les plus
faibles. Néanmoins, chaque personne est différente, c’est ainsi que dans ce quartier d’immigrés d’Oakland en Californie, elle se penche humblement, secrètement sur les malheurs de ses clients. Elle
pratique les mélanges et les incantations, cherche pour chacun l’épice-racine, clef intime qui restaure l’équilibre du corps et de l’âme. Mais Tilo, curieuse et gourmande de tout, au cœur rebelle
et généreux, va peu à peu transgresser les interdits, dont celui de l’amour, elle va faire l’expérience de ces faiblesses humaines au risque de remettre en cause ses pouvoirs.
Dans une écriture pleine de sagesse,
d’odeurs et de saveurs, Chitra Banerjee Divakaruni nous transporte dans la culture spirituelle indienne, dans le maniement des épices et leurs pouvoirs qui dévoilent, sous cette apparence de conte,
des femmes qui se battent pour affirmer leur droit à l’individualité, des histoires qui s’entremêlent dans un quartier où l’indifférence prône.
Voir l'avis de Barbabella et Hilde
qui ont savouré ces épices.
Par Florinette
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