Présentation

Mes livres préférés

En ce moment je lis


objectif Pal

Recommander

A voir et à revoir

* Roman canadien

Mercredi 23 septembre 2009 3 23 /09 /2009 11:17






















Éditions de L’Olivier, septembre 1995, 377 pages.

Traduit de l’anglais par Hélène Misserly et Lisa Rosenbaum.

 

 

Tout commence par l’assassinat du protagoniste de ce roman. Connor Gilmartin, rédacteur en chef d'un quotidien canadien, est assassiné par l'amant de sa femme.


« Je n’ai jamais été aussi abasourdi de ma vie qu’au moment où le Flaireur sortit l’arme dissimulée dans son fourreau et m’expédia au tapis, raide mort. Comment ai-je su que j’étais mort ? Il me semble que j’ai repris connaissance tout de suite après le coup et entendu le Flaireur chevroter « Il est mort ! Mon Dieu, je l’ai tué ! «  Ma femme, agenouillée près de moi, l’oreille sur mon cœur, cherchait mon pouls ; elle dit, avec ce qui me parut en l’occurrence un flegme exceptionnel : « Eh oui, tu l’as tué. »


Dans l'instant, il devient un fantôme omniscient et l'observateur invisible de son entourage. Après ses obsèques, il décide de suivre son agresseur qui se rend au Festival du film de Toronto. Mais ce qu’il visionne sur l’écran ne correspond pas à la réalité.


« Ce que je regarde n’est pas le film dont se délecte le Flaireur à côté duquel je suis assis, ou perché, ou dans la posture autorisée par ma condition. »


Ce qu’il voit c’est la chronologie des événements passés qui va l’immerger dans la vie de ses aïeux, une famille immigrée au Canada depuis 1783.


Plus l’histoire qu’il voit défiler sur l’écran le renvoie à ses lieux et ses ancêtres qui l’on construit et qu’il continuait, sans le savoir, à porter en lui et plus cela lui procure un sens de la vie plus poignant et plus puissant que tout ce qu’il a pu éprouver de son vivant. Et plus nous, lecteurs, nous nous attachons à ces hommes et femmes aux prises avec leur vie, à la recherche de leurs parts de bonheur. Par le biais de ce roman, dans une écriture limpide et très agréable Robertson Davies aborde le thème de la filiation avec beaucoup d’humour et d’émotion. Un joli roman que je vous invite à découvrir !

 


« Un très beau roman dense et foisonnant porté par une écriture remarquable. » C’est également l’avis de Yueyin.



Existe en poche

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Par Florinette - Publié dans : * Roman canadien
Ecrire un commentaire - Voir les 37 commentaires - Recommander
Samedi 26 avril 2008 6 26 /04 /2008 00:08

















Éditions
Belfond
, 2003, 409 pages.
Traduit de l’anglais (Canada) par Roxane Azimi.



Edwin Vincent de Valu n’a rien du modèle parfait, c’est un homme maigre, empressé, d’allure dégingandée avec une tignasse couleur de paille sèche, qui fume trop, boit trop et trompe sa femme. Pourtant, c’est lui le directeur de la collection « Développement personnel » chez les éditions Panderic qui est chargé de trouver LE livre, une sorte de guide universel philosophique qui, en premier lieu, comblera le trou imprévu dans le catalogue d’automne, et, surtout, qui devra pulvériser les ventes. Mais comment dénicher un tel livre parmi la haute pile de manuscrits qui s’accumulent chaque matin sur son bureau ?

Edwin se fie à son instinct et édite un manuscrit constellé de gommette en forme de pâquerettes d’un mystérieux gourou, un livre, comme le dit l’auteur, censé aider les gens à mieux vivre, celui que tout le monde attend. « Il apportera le bonheur à quiconque le lira. Il aidera à perdre du poids et à arrêter de fumer. Il guérira la dépendance au jeu, à l’alcool et à la drogue. Il permettra aux gens de trouver l’équilibre.»

L’accueil sans précédent a propulsé ce livre en tête de la liste des best-sellers. On se l’arrache partout, du jour au lendemain l’économie tout entière s’effondre en commençant par l’industrie du tabac, de l’alcool, des substances illicites, la mode, les fast-foods, les voitures de sport… « L’Amérique était devenue – ou était en passe de devenir - une terre heureuse. Le valium des nations. Et personne n’était à l’abri. Pas même les éditions Pandéric… ». Tout un mode de vie remis en question, car Edwin, sans s’en douter une seconde, venait de lâcher la Peste sur le monde.

« Bonheur, marque déposée » est un livre truculent, drôle, subtil qui m’a fait passer un bon moment. Will Ferguson nous donne une vision cynique, mais lucide sur ce que serait le monde sans péchés, ni tentations, si les gens devenaient réellement heureux, satisfaits de leur existence. Une satire savoureuse sur une Amérique symbole de consommations effrénées.


Citation en exergue :

« L’Amérique est une vaste conspiration pour vous rendre heureux » John Updike



Le site de l'auteur


Merci Katell pour ce qui s’est envolé pour faire escale chez Goelen !


D'autres avis enthousiastes trouvés sur la Toile : Cuné, Loupiote & Tamara (si j'en oublie, dites-le-moi !)


Existe en format poche












 
 


Par Florinette - Publié dans : * Roman canadien
Ecrire un commentaire - Voir les 23 commentaires - Recommander
Lundi 26 février 2007 1 26 /02 /2007 12:18



















Éditions Robert Laffont, 2006, 189 pages.



La Conception, située au nord du Québec, est une petite ville isolée, entourée de montagnes, un endroit oublié, une cache où se terrent des criminels de tout acabit, c’est dû moins la description qu’en fait Émile, cette jeune dégourdie de douze ans qui porte un prénom de garçon. Émile s’ennuie, elle n’a qu’une envie c’est d’explorer d’autres lieux, d’être transplantée ailleurs pour renaître enfin.
En attendant, elle est confinée dans un motel désaffecté où elle vit avec ses parents, un père taxidermiste et cultivateur de pavot et une mère cuisinière et astrologue, spécialiste en tarots à ses heures perdues.

Cette année, les vacances sont compromises, sa mère est enceinte, ils ne partiront pas. Émile se voit contrainte de rester dans cet univers en vase clos. Quand elle ne traîne pas avec son amie Nila, elle va chez Liam, son tuteur septuagénaire, grand voyageur nomade et artiste peintre, chez qui, encore, elle se permet de rêver d’un ailleurs à travers les histoires qui lui racontent.

Puis soudain tout s’enchaîne, l’arrivée d’un jeune vicaire, l’accouchement de sa mère, la découverte du corps de la mère de Nila (disparue depuis des années)... Tous ces événements vont bouleverser la vie d’Émile, lui ouvrir les yeux sur la violence du monde et des hommes. Cet été-là est, pour cette gamine, celui de tous les désirs et de toutes les trahisons.

Encrier-accueil.png Mélanie Vincelette entraîne le lecteur dans une ambiance mystique sur les pas d’une fillette à l’esprit vif qui s’éveille aux difficultés de la vie dans une écriture pleine de lucidité et de fraîcheur. C’est un premier départ fulgurant pour ce roman captivant, cruel et tendre à la fois.


Extrait :

« Eduardo Luna, reviens à moi. Eduardo Luna, j’ai si peur de t’aimer, car j’ai si peur de te perdre. Je préfère lire plutôt que vivre. Quand je lis, tu te réincarnes dans chaque syllabe, dans chaque phrase. Je feuillette mon dictionnaire des mots rares et précieux et je lis les plus beaux mots du monde. »


D'autres avis sur ce livre, dans l'ordre chronologique :

Cathulu, Clarabel, Allie, mAlice et Laure !
(Tout le monde est là ?)


Merci à A. pour le prêt de ce livre.





Par Florinette - Publié dans : * Roman canadien
Ecrire un commentaire - Voir les 9 commentaires - Recommander
Samedi 30 décembre 2006 6 30 /12 /2006 00:11



















Éditions Belfond, 2005, 325 pages.

Traduit de l’anglais (Canada) par Bernard Cohen



Quatrième de couverture :

« Israël, 1977. Lily a vingt ans. Elle est étudiante à Jérusalem. Un matin, alors qu'elle fait de l'auto-stop pour rejoindre Tel-Aviv, un automobiliste s'arrête.
Il s'appelle Ami. Lily vient de rencontrer l'homme de sa vie. Pourtant, lorsqu'elle apprend qu'il est interrogateur pour l'armée israélienne, Lily, l'enfant des kibboutz, est révulsée. Puis elle comprend que la finesse, l'humanité et la perspicacité qui rendent Ami si irrésistible sont les qualités qui font de lui le meilleur interrogateur de Tsahal. Déchiré entre sa loyauté patriotique et ses sympathies palestiniennes, Ami s'indigne de la brutalité de l'armée et de l'occupation des Territoires, et décide de démissionner. Hélas ! le destin ne va pas tarder à le rappeler à l'ordre...
»


C’est un roman que m’a fait découvrir Clarabel, il y a un petit moment et que j’ai trouvé passionnant. Les personnages principaux sont très attachants et Lily, la narratrice, se confie en écrivant ce qu’elle a vécu dans les années 1977 lorsqu’elle était étudiante à l’université de Jésrusalem. Elle mêle à son récit ses réflexions linguistiques sur l’étymologie de la langue hébraïque, à travers ces mots c’est toute sa passion et sa tendresse qu’elle dévoile pour ce pays en y évoquant une très belle histoire d’amour sur fond de conflit israélo-palestinien.

Ce premier roman lyrique et douloureusement contemporain d’Edeet Ravel révèle un auteur très prometteur. Son deuxième roman « Un mur de
lumière » est paru en septembre 2006 aux Éditions Belfond.



Extrait :

« L’ennemi sera toujours là, quoi qu’il arrive. Il faut apprendre à vivre avec ; Si « l’ennemi » avait un nom, vous sauriez pourquoi il vous est particulièrement hostile, et s’il est possible ou non de le convaincre d’entretenir des relations de bon voisinage. Mais
« l’ennemi », en soi, est votre ennemi sans rime ni raison. C’est juste de la malchance. »


Le site officiel d'Edeet Ravel


Par Florinette - Publié dans : * Roman canadien
Ecrire un commentaire - Voir les 8 commentaires - Recommander

Prendre son temps


16 invité(s)


Recherche

Ce qui se passe ailleurs...

 AuteursTV

 
undefined

Site entièrement consacré aux auteurs




  Recherches d'Articles dans les blogs de lecture :




 

Ce répertoire crée par Madame Charlotte et Kesalul regroupe tous les avis sur les livres. Alors n’hésite pas à aller y faire un tour, elles ont fait un travail remarquable !




Marché aux livres
:

* Amazon
* Livrenpoche
* Mollat
* PocheTroc




On m'y trouve également :
 Amazon.png



Critico.png


 


Sites et  blogs d'auteurs         

Agnès Abécassis
Agnès Desarthe
Anita Nair drapeau_anglais-1.jpg
Anne Fine
Anne Perry drapeau_anglais-1.jpg
Antigone
Antoni Lenormand
Arnaud Cathrine
Arturo Pérez-Reverte drapeau_espagnol.gif
Bastien Vivès
Boston Teran Drapeau-am--ricain.png
Brigitte Aubert
Camille de Peretti
Carolyn Grey
Catherine Siguret
Christophe Honoré
Christopher MooreDrapeau-am--ricain.png
Claire Castillon
Corinne Giacometti & son site
Donald Edwin Westlake Drapeau-am--ricain.png
Elisabeth Barillé
Emmanuelle Urien

Éric Simard
Eric Van Hamme
Fabrice Colin
Florence Roche (leflodesmots)
Françoise Guérin
Frédéric Boilet
Gaëlle Nohant (Le café Littéraire)
Geneviève Brisac
Georges Flipo (son blog) & Son site
Gilles Pascal (L'Irlandaise)
Gudule
Haruki Murakami drapeau_anglais-1.jpg
Ian McEwan drapeau_anglais-1.jpg
Isaac Bashevis Singer
Jay McInerney Drapeau-am--ricain.png
Jean-Claude Lalumière
Jean-Claude Mourlevat
Jean-Jacques Charbonier
Jérémie Vanden
Jo Ann von Haff & son site
Jonathan Tropper Drapeau-am--ricain.png
John Grisham Drapeau-am--ricain.png
Karine Fougeray (Plume salée)
Katarina Nicklaus
Katherine Pancol
Loïc Le Borgne
Magali Duru
Marc Legrand
Marc Lefrançois
Maud Lethielleux & son site
Muriel Barbery
Myrielle Marc
Naïk Feillet
Neil Thomas
Nicolas Cauchy
Paul Auster Drapeau-am--ricain.png
Philippe Besson
Richard Andrieux
Sébastien Fritsch
Stéphanie Janicot
Tatiana de Rosnay (Fig Tree) & son site
T.C. Boyle undefined
Valérie Boronad
Vanyda


 
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés