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Partager ma passion des livres, entrer dans le monde de la poésie et des textes de chansons, mieux connaître les écrivains et leur bibliographie, visiter les maisons d'édtions... Soyez les bienvenues dans cet univers livresque !
Jours de juin est construit sous la forme d'un triptyque où se succèdent trois étés dans la vie des McLeod. À la mort de
sa femme, Paul entreprend un voyage en Grèce.
Là-bas, il s'éprend d'une jeune artiste peintre. Son fils aîné, Fenno, a fui l'Ecosse pour New York où il tient une
librairie. Fenno noue une amitié particulière avec son voisin, Mal, critique musical, flamboyant gay atteint du sida. La perte douloureuse qui s'ensuivra transformera sa vie.
Ce roman tisse sa trame entre le passé et le présent, soulignant la fragilité des personnages, leurs moments de grâce et
leur quête d'un pays où ils espèrent échapper aux pièges de l'existence et à la solitude.
Que dire de plus à part que c’est une saga comme je les aime, intense, passionnante, servie par une écriture remarquable.
Julian Glass, comme le souligne le jury du National Book Award, est « une alchimiste des mots » qui sait retenir l’attention du lecteur sur plus de six cents pages sans jamais le
lasser. Croyez-moi, lire « Jours de Juin » c’est tout simplements’offrir un moment de bonheur !
Citation en exergue
:
« À condition d’y consacrer assez d’énergie, l’amour ne finit jamais. » Jim Harrison, La Route du
retour.
Existe en poche
Ce qu'elles en ont pensé :
"C'est un roman subtil et épais dans lequel on plonge sans lever le nez." Clarabel
"J’ai trouvé au ton du roman une certaine tristesse mais aussi un optimisme, une croyance dans la vie."Cachou et Chiwi
"Julia Glass est américaine mais elle mériterait presque qu'on lui accorde l'étiquette de romancière anglaise, c'est dire
si j'ai aimé..." Cathulu
Édition Robert Laffont, mai 2009, 356 pages.
Traduit de l’américain par Patrick Berthon.
Edward Weyland, professeur d’anthropologie à l’université de Cayslin, semble un bel homme. Mais ce n’est pas un homme.
C’est un vampire, un prédateur qui se nourrit de sang humain, issu d’une espèce rare et ancienne, presque dotée de l’immortalité. Les humains fascinent Weyland, et surtout leurs rêves, car lui ne
rêve pas, même durant ses longues périodes d’hibernation. Et parce que les humains fascinent Weyland, il entreprend une étrange relation avec une psychanalyste.
Une relation psychothérapeutique ? On peut en douter.
Mais l’une et l’autre vont succomber à une fascination réciproque, bien proche de ressembler à de l’amour, cette autre forme de prédation.
Stephen King, sur la couverture, qualifie ce livre de
« terrifiant, drôle, plein de suspense et impossible à lâcher. »
Pour ma part, je ne l’ai pas vraiment trouvé terrifiant, mais plutôt intrigant, car on pourrait s’attendre à bien pire quand il s’agit de vampire…
Drôle, s’il entend par là bizarre, étrange, je suis bien d’accord, mais s’il s’agit d’humour, là je ne vois pas…
Par contre, là où je donne mon assentiment, c’est sur l’intrigue, car elle est bien menée ce qui intensifie le suspense et rend ce livre captivant au point d’avoir du mal à le lâcher !
Je remercie Blog-o-Book en partenariat avec les éditions Robert Laffont qui m'ont
proposé la lecture de ce roman.
Éditions Rivages, mars 2007, 225 pages.
Traduit de l' anglais (États-Unis) par Renée Rosenthal
« Mon nom est (était) Sheila Levine. Sheila Levine ? Avec un nom pareil, on ne s’avise pas
d’aller se tuer. Le suicide, c’est vraiment pas casher.»
Sheila Levine, née dans une famille juive, n'a pas réussi à suivre toutes les recommandations de sa mère, elle est pourtant bien devenue institutrice, mais n’a toujours pas réussi à se marier.
« Depuis le berceau, on nous serine : « le plus beau jour de ma vie sera celui où je danserai à ton mariage. » J’ai essayé, j’ai tout fait pour me marier, avoir un lit
à deux places, des serviettes-éponges mordorées et des couverts en argent massif pour douze personnes. J’ai essayé pendant des années et pour quel résultat ? J’ai mon vieux lit de jeune fille et
des serviettes trouées parce que les célibataires achètent plutôt des chemisiers que du linge de maison. »
Ayant fait tous les efforts possible et inimaginable pour ne pas rester célibataire, elle jette l’éponge et décide de mettre son projet à exécution le 3 juillet.
« Pourquoi le 3 juillet, demandez-vous ? Que cette question vous ait effleuré ou pas, je vais tout de même y répondre. Je me suis dit que si je me tuais le 3 juillet,
il faudrait qu’on m’enterre le 4. C’est pas joliment symbolique comme date ? Le 4 juillet, ma propre fête de l’Indépendance. »
J’ai été très étonnée de voir que ce livre a été publié une première fois en 1973 par les éditions Robert Laffont, car je le trouve plus actuel que jamais que ce soit dans le langage ou dans les
traditions. En plus, les tribulations burlesques de Sheila provoquent bien souvent d’incontrôlables éclats de rire. Alors, si vous avez envie de vous divertir l’esprit, ne vous retenez pas, ce
livre est fait pour vous !
Petite info complémentaire :
Ce roman a fait l'objet d'une adaptation cinématographique en 1974 par Sydney Furie avec Jeannie Berlin et Roy Scheider.
Existe en poche
Retrouvez les avis de Cathulu et Lily qui ont également passé un bon moment en compagnie de Sheila !
Éditions Stock,
mai 2007, 633 pages.
Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Francis Ledoux
De 1962 à 1967, Joyce Carol Oates enseignait l’anglais à l’université de Detroit. Ce fut au cours de cette période qu’elle
fit connaissance de la Maureen Wendall de ce roman. Les divers problèmes de Maureen et leur complexité la déconcertèrent et sa première impression face à son récit fut « Cela doit être de la
fiction, ce ne peut être vrai ! », pourtant c’est le seul genre de fiction qui soit vrai. Ainsi, le roman « Eux » est basé, pour sa plus grande part sur les nombreux souvenirs de Maureen.
« Eux » ce sont les Wendall, la famille de Maureen. Ils vivent dans les bas-fonds de Detroit, subissent la violence quotidienne et insupportable d’une société américaine qui sépare les Blancs des
Noirs, les miséreux des nantis. Et pourtant ils s’aiment, luttent, et gagnent parfois.
Dans cette saga à la Zola, Joyce Carol Oates précise que rien n’a été exagéré pour accroître la possibilité du drame, en fait, ils ont même été amoindris de peur que trop de réalisme ne devînt
insupportable, et devant tant d’événements et diverses aventures cauchemardesques qu’a vécu cette famille on se demande bien comment tout ceci a déjà pu être possible !!
Après Nous étions les Mulvaney, une autre saga toute aussi poignante, je reconnais bien là le talent de cette auteure, le
style est riche, précis et dès les premiers mots, les premières phrases, mon attention ne s’est jamais affaiblie, car elle sait trouver les mots justes pour décrire l’état intérieur de ses
personnages dans toute leur complexité et fragilité. À lire sans hésiter !
L’avis de Ptitlapin : « Découverte de cette écrivaine fin 2008. Bouleversant,
émouvant. Une belle suprise. Quand on y goûte, on ne peut s'empêcher d'en redemander. » que je remercie pour ce prêt ! :-D
Paru chez France Loisirs, 387 pages, 2008
Traduit de l’anglais (américain) par Aline Azoulay-Pacvon.
Londres 1946, dehors la ville et ses habitants se relèvent péniblement des drames de la guerre. Juliet n’arrive pas à savourer comme il se doit le succès que remporte
son dernier livre qu’il faut déjà qu’elle pense au prochain. Mais aucune idée de départ ne lui vient à l’esprit jusqu’au jour où elle reçoit une lettre d’un habitant de Guernesey lui racontant une
anecdote sur un certain cercle des amateurs de littérature et de tourte aux épluchures de patates qui a été créé à cause d’un cochon rôti que les insulaires ont dû cacher aux soldats allemands.
Juliet, troublée par cette histoire, décide d’en savoir plus. S’engage alors avec cette petite communauté une correspondance des plus délicieuses…
Mary Ann Shaffer et Annie Barrows nous offrent ici une savoureuse et rafraîchissante histoire !! Dans ce roman épistolaire, petit à petit, nous faisons la connaissance de ces Guernesiais aussi
touchants les uns que les autres, ils racontent leur vie, celle qu’ils ont dû subir pendant l’occupation allemande, leur rapport avec la littérature, et la bouleversante destinée de leur courageuse
amie Elizabeth. Une fois le livre refermé, je n’avais qu’une envie partir à la découverte de cette charmante petite île !
Dommage que Mary Ann Shaffer, décédée en février 2008, (voir biographie) ne connaîtra
pas le succès que remporte son premier roman.
Et de trois, c’est mon troisième coup de coeur depuis le début de l’année, c'est peut-être le signe d'un beau présage littéraire, en tout cas je l’espère ! ;-)
Et si vous voulez prolonger cette belle lecture, je vous invite à lire les anecdotes de la famille d'Enna qui a vécu cette occupation sur l'île de Guernesey !
ICI
Ce répertoire crée par Madame Charlotte et Kesalul regroupe tous les avis sur les
livres. Alors n’hésite pas à aller y faire un tour, elles ont fait un travail remarquable !
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