Lundi 26 mai 2008
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Éditions Casterman,
collection Manga, 1995, 143 pages.
Traduit du japonais par Takako Hasegawa.
Il n’y a pas beaucoup de dialogue dans cet album, juste quelques phrases anodines échangées ici et là. Mais cette absence de mot fait place au silence, à la sérénité qui se dégage de ces pages.
Au détour de chaque flânerie que fait ce promeneur solitaire, c’est une invitation à la contemplation du monde qui nous entoure. Prendre son temps pour apprécier chaque instant qui passe, le
bonheur de déambuler au hasard pour observer les oiseaux, jouer dans les flaques d’eau, grimper à l’arbre, s’allonger sous une nuit étoilée…
Cet album regorge de charme, de quiétude que l’on se surprend à lire au même rythme que cet homme qui marche, admirant chaque détail du dessin, l’élégance que possède Taniguchi dans la précision du
trait…Un éloge à la douceur que je vous invite à découvrir !
Réédité en 2003 chez Casterman
dans la collection « écritures »
« Un remède contre les mauvais jours » pour Essel, «
Un poème » pour Hervé, « Fin et délicat »
pour Laure.
Par Florinette
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Mercredi 19 mars 2008
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Éditions Ego comme X, 2001, 142 pages.
« L’Épinard de Yukiko » est une jolie histoire d’amour racontée au jour le jour sous les traits d’un manga très original.
Frédéric Boilet, ce passionné de culture japonaise, a inséré quelques pages de son agenda personnel sur lesquels apparaissent des croquis et des annotations qui nous dévoilent sa rencontre avec
Yukiko Hashimoto lors d’un vernissage au Japon.
Amoureux de cette jolie Japonaise, il n’arrête pas de la croquer sous toutes ses coutures : son sourire, ses jambes, son regard…Mais Yukiko lui révèle être amoureuse également d’un autre homme qui
s’est absenté quelques jours. Ils décident donc de profiter de cette parenthèse pour continuer à s’aimer.
C’est un album rempli de tendresse et de douceur avec peut-être une pointe autobiographique puisque l’auteur dessine son propre portrait à côté de Yukiko comme s’il avait demandé à quelqu’un
d’autre de tenir le stylo, voire même de les prendre en photo, car le graphisme est si réaliste qu’il est quasi photographique et le résultat est remarquable !!
Voir le site de l'auteur
L'avis de Laurent et celui de Cathe qui présente d'autres BD de Frédéric Boilet, ainsi que BMR pour ses productions et ses
adaptations mangas.
Par Florinette
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Mardi 23 octobre 2007
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Éditions La boîte à bulles, 2003, 167 pages.
Sélection "Meilleur premier album" Angoulème 2005.
Prix Darnétal 2004
L’immeuble d’en face est le genre d’immeuble où à chaque étage s’ouvre une histoire différente avec (pour reprendre les propos de Frédéric Boilet), « de vrais gens, de vrais
sachets de thé dans l’eau bouillante, de vrais bisous aux dentifrices ».
On assiste, émerveillé, à des courtes scènes de la vie de tous les jours, des personnages
qui se croisent dans les couloirs, des relations qui se nouent à chaque étage.
Au premier réside Rémy et sa maman célibataire qui attend un heureux événement, au second, se trouve un couple d’une quarantaine d’années, sans enfant, uni par le seul lien qui leur reste : un gros
dogue allemand, et au troisième étage, il y a Claire et Louis, deux jeunes étudiants amoureux qui enchaînent les soirées entre copains.
Dans ces deux albums, dotés d'une influence
manga, Vanyda brosse avec beaucoup de finesses des vies qui s’emmêlent et se démêlent. Tout semble si réaliste que l’on a l’impression de regarder à travers le trou de la serrure pour épier la
vie privée de ces personnages si attachants que l’on ne veut pas en perdre une miette. On en redemande même !
Petite précision supplémentaire : En 2006 The Building Opposite (la version anglaise de L'Immeuble d'en face) a été élu meilleur manga 2006 par le
« Publishers
Weekly » (États-Unis) !
Voir le site officiel de Vanyda
Pour le tome 1 voir l'avis de Clarabel, Laure, Sylvie, Solenn, Emjy & Gachucha
Pour le tome 2 voir l'avis de Laure, Gachucha,
Laurent & Lo
Par Florinette
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Mardi 16 octobre 2007
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(Pas de photo)
Éditions Casterman, Collection Hanguk, 2006, 399 pages.
Traduit du coréen par Kim Kyung-min.
Depuis le début de ses études universitaires Koh-Hyuk, ce jeune coréen célibataire de 29 ans, vit à Séoul. Maintenant diplômé, il est à la recherche d’un emploi et sa vie quotidienne est envahie de
CV et d’entretiens d’embauche, en somme, il ne se passe rien de passionnant. Mais un jour, en observant l’immeuble d’en face, il assiste à une scène étrange qui se reproduit chaque soir à heure
précise : plusieurs appartements éteignent leur lumière simultanément.
Intrigué par ce phénomène répétitif, Koh-Hyuk, consigne sur un petit carnet le nombre d’appartements touchés et dans lesquels des morts troublantes apparaissent…Grâce à sa fidèle observation
journalière, il remarque dans une pièce peu meublée une jeune femme qui reste toute la journée assise sur son rocking-chair, le regard vide tourné vers l’extérieur. Il part avertir la police…
Éditions Casterman,
Collection Hanguk, 2006, 352 pages.
Traduit du coréen par Kim Kyung-min
Au grand désespoir de Koh-Hyuk, personne ne le prend au sérieux et cette étrange
situation s’aggrave. Bien décidé de porter secours aux locataires d’en face, il va mener sa propre enquête en pénétrant dans l’immeuble.
Ne pouvant apporter aucune explication rationnelle sur le nombre croissant de morts accidentels déclarés, l’inspecteur Yang Sung-sik va également rentrer dans ce bâtiment en pensant être sur les
traces d’un tueur en série. Mais quand est-il réellement…
Ce manwha (manga coréen) de
Kang Full m’a séduite par son côté atypique dû à la façon de raconter l’histoire sous différent angle puisque chaque protagoniste revient sur le récit de l’autre en y apportant son point de vue, ce
qui amplifie le suspens et nous emmène vers d’autres perspectives. Tout en abordant un sujet de société sur l’individualisme chez nos contemporains, l’auteur nous offre ici un thriller fantastique
qui plaira aux amateurs d’évènements paranormaux ! Ce manwha a été adapté au cinéma en Corée.
Le site de
l'auteur
Par Florinette
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Mercredi 13 juin 2007
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Éditions Cornélius, 2006, 420 pages.
Traduit du japonais et annoté par Patrick Honnoré & Ykari Maeda.
Adapté par Jean-Louis Capron.
Prix du meilleur album de l’année 2007 au festival d’Angoulème.
Dans ce récit autobiographique, Shigeru Mizuki nous raconte son enfance à Sakaï-minato, petite ville côtière du sud-ouest du Japon.
Shigeru, au début des années 1930, est déjà un jeune garçon de 9 ans au talent incontesté et à l’imagination débordante. Quand il n’est pas en train de jouer à la guerre avec les autres gamins de
son quartier, il passe son temps à dessiner et à inventer des histoires peuplées de yôkaï, ces créatures surnaturelles que NonNonBâ, une vieille dame mystique et superstitieuse, connaît très
bien.
Recueillie récemment par sa famille, NonNonBâ, pour le plus grand bonheur de Shigeru, est une encyclopédie vivante des croyances et légendes populaires de la région et se plait à lui raconter
toutes sortes d’histoires de monstres et de fantômes qui deviennent très vite ses compagnons de rêverie quotidienne. Mais pour un garçon de 9 ans, ce n’est pas facile de faire la part des choses «
Il est déjà bien assez difficile de savoir à qui se fier sans que des monstres bizarres et malicieux viennent s’en mêler ».
Dans cette chronique
familiale, on suit avec beaucoup de plaisir le parcours de ce jeune garçon qui raconte ses souvenirs d’enfance, avec douceur quand il découvre l’amour et d’amertume quand la mort entre en scène.
Bercé par la culture japonaise, il s’éveille à la vie et se rend compte que faire la guerre est une perte de temps. Il fera différentes rencontres qui lui feront prendre conscience que le bonheur
est éphémère et qu’il faut vivre pleinement chaque instant qui passe.
Pour la première fois lors de la 34 ème édition du festival de la BD d’Angoulême, un manga a remporté le prix du meilleur album et c’est NonNonBâ qui a reçu cette récompense, c’est amplement mérité
!
Je vous invite également à visiter le site très sympathique des éditions Cornélius.
L'avis de Jean-François, Gachucha &
Tamara
Par Florinette
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