:
Partager ma passion des livres, entrer dans le monde de la poésie et des textes de chansons, mieux connaître les écrivains et leur bibliographie, visiter les maisons d'édtions... Soyez les bienvenues dans cet univers livresque !
C’est lors d’une banale course dominicale dans un magasin d’usine que Fred fait une rencontre inopinée, il est face à son passé, aux deux personnages qui ont
marqué sa jeunesse. Il n’y aura que de brefs échanges de regards, aucune parole n’en sortira ce ne sont que les souvenirs qui reviendront prendre place dans la tête de Fred.
L’histoire se déroule entre 1985 et 1986. Fred a vingt et un an et est surveillant dans un collège situé près de chez lui. C’est un jeune homme à l’allure
nonchalante, en plus de son métier de pion, il s’occupe de la fermeture des classes. Un beau jour, il entend de la musique, il reconnaît cet air car cette une chanson que sa sœur écoutait en
boucle, il y a quelques années, quand elle était en pleine dépression. En ouvrant la porte il aperçoit la jeune professeur de dessin, Myriam Lebrun, dans un moment d’intimité qu’il n’ose pas la
déranger.
Et là quelque chose se passe, c’est le coup de foudre, Fred tombe amoureux de Myriam, il n’a pas encore conscience de ce qui va lui arriver, dans quel engrenage il vient de mettre les pieds car
Myriam, quoique troublée par Fred, en aime un autre.
Il fera la connaissance de Thomas et malgré tout il continuera à espérer mais ce que Fred ignore c’est qu’elle est enceinte. Quand elle annonce cet heureux évènement, lors d’une soirée entre
copains, c’est le choc, Fred s’effondre et décide de s’éloigner d’elle. Mais un drame les réunira et Fred fera tout pour aider Myriam et Thomas, il s’occupera d’eux avec une totale abnégation
afin de leur éviter de sombrer, de partir à la dérive, il sera leur ombre.
Coup de coeur pour ce magnifique roman qui
est une véritable succession de tableaux. On passe de l’un à l’autre, on vit dans leur tête, on ressent une telle empathie pour ces trois protagonistes que l’on a dû mal à les oublier une fois
le livre refermé.
Citation en exergue :
« Et dans cent cinquante ans, on s’en souviendra pas, De la vieillesse qui prend, de leurs signes de croix,
De l’enfant qui se meurt, des vallées du tiers-monde, Du salaud de chasseur qui descend la colombe, De ce que t’étais belle, et des rives arrachées, Des années sans sommeil, cent millions d’affamés Des portes qui se referment, de t’avoir vue pleurer De la cour solennelle qui condamne sans ciller. Alors souris. » Raphaël, Et dans cent cinquante ans.
« Un dimanche en province, lors d'un vide-grenier. Sur le stand 111, des objets changent de main. Et se mettent à raconter l'histoire de celui qui les
vend, de ceux qui les prennent une histoire qui nous ressemble. »
C’est une émouvante et triste histoire. Celle de Antoine un quadragénaire qui vient de divorcer et qui doit faire ses cartons, rassembler ses affaires, c’est
l’heure de la séparation. Il décide alors de faire un vide grenier. Mais les affaires qu’il a sélectionnées, en pensant ne pas y être attaché, ont une histoire et ce sont ces souvenirs qui
reviennent le hanter. Puis il y a l’éloignement avec ses enfants et la difficulté qu’il a à communiquer avec eux à cause de ses absences trop souvent répétées. Il est malheureux
et pour exprimer les sentiments qu’il ressent pour sa fille, il aimerait lui confier ce qu’il a de plus précieux, ce dont il ne pensait jamais pouvoir se séparer ; son stylo plume, le compagnon
de ses mémoires.
Ce roman représente bien l’attachement que l’on pourrait ressentir pour certains objets qui ont fait partie de notre vie pendant un laps de temps. Et maintenant quand je
traverse les allées d’un vide grenier, je me demande si ces hommes et ces femmes pensent la même chose quand ils se retrouvent seuls face à leurs souvenirs qu’ils ont étalés à la vue de tout le
monde afin de les envoyer vers une autre destination pour une autre histoire.
Citation :
« Méfie-toi des souvenirs comme d’une montre arrêtée. » Georges SCHÉHADÉ (1907-1989) Monsieur Bob'le
(Gallimard).
« Parce que chaque souvenir est une chanson, un homme se met à nu et raconte ce qu’il a dans le cœur depuis qu’il est tout petit… Juke-Box chante la vie, l’amour, l’amitié, les petits riens du quotidien, les drames parfois, et les renaissances. Quarante ans de la vie d’un homme
sentimental, quatre décennies de tubes : le lundi au soleil d’un enfant des années 1970. La bombe humaine de son adolescence, l’indicible cruauté de Just an Illusion mais aussi la douce de
Belle ou la lumière de Danse s’y… Chaque chanson revient, telle une empreinte qu’on croyait oubliée, pour nous raconter l’histoire de l’homme, du père, du mari, de l’écrivain q’est devenu ce
petit garçon fasciné par son premier vinyle. »
« Insérez une pièce » et
la touche play dans notre tête s’enclenche, nous voilà lisant ce livre en fredonnant toutes les chansons qui s’inscrivent en début de chaque paragraphe où l’existence de cet homme est rythmée
par les tubes de l’époque. C’est un roman où se mêlent la mélancolie et la gaieté qui font ressurgir nos propres souvenirs.
Citation :
« Tout finit par des chansons. » Pierre Augustin CARON de BEAUMARCHAIS (1732-1799)
« Ce roman prend racine aux quatre coins des côtes françaises. De Capbreton dans les Landes, en 1972, à Arromanches – Calvados – en 2002, en passant
par Hyères et Perros-Guirec. Rien ne relierait ces personnages s’ils n’avaient le goût des locations à la mer. Ils se sont croisés dans l’épice particulière des soirs d’été. Les couples, les
familles, les célibataires qui nous ont précédés. Ceux d’avant. Ainsi, le lecteur, avec Jean-Philippe Blondel, éprouve-t-il lui aussi le sentiment d’être à la suite de quelqu’un. Il reste une empreinte qui
s’attarde. Ici, il y a eu des envies, et puis des bonheurs étrangers, tellement visibles qu’ils ressemblent aux nôtres. »
C’est un roman original,
qui nous fait suivre, sur trente années, l’évolution de la vie chez ces locataires de bord de mer. Plusieurs familles prendront la parole, on assiste au changement du temps qui passe, des
couples qui se font et se défont, des naissances… Les sentiments qu’ils éprouvent à chaque bouleversement d’orientation, l’espoir et le désespoir. C’est jamais le même narrateur, mais on ne
peut pas se perdre dans leurs histoires, car à un moment donné leurs chemins se croisent.
Citation :
« Il faut avoir confiance dans les surprises de la vie. » Jean-Philippe
Blondel - Accès direct à la plage
Babelio lance une nouvelle opération, qui vise pour une fois non pas à
distribuer des livres, mais à en collecter… Pour en savoir plus, cliquez sur leur logo !
AuteursTV
Site entièrement consacré aux auteurs
Recherches d'Articles dans les blogs
de lecture :
Ce répertoire crée par Madame Charlotte et Kesalul regroupe tous les avis sur les
livres. Alors n’hésite pas à aller y faire un tour, elles ont fait un travail remarquable !
Commentaires