Lundi 8 décembre 2008
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Ed McBain, peu avant sa disparition en juillet 2005, avait demandé aux plus grands écrivains de polars et de romans
à suspense d’écrire une novella (format plus long qu’une nouvelle et beaucoup plus court qu’un roman) qu’il réunirait dans une anthologie.
Pari réussi ! l’idée est vraiment géniale, car elle permet aux lecteurs de découvrir certaines grandes plumes du suspense. L’année dernière, je vous présentais le premier volume de Transgressions dans lequel j’ai fait la connaissance de Donald E. Westlake, Anne Perry et mon gros coup de cœur
pour la talentueuse Joyce Carol Oates.
Dans ce deuxième volume, c’est au tour de Walter Mosley, Sharyn McCrumb et Ed McBain de nous présenter leur novella.
Celle de Walter Mosley ne m’a pas vraiment emballée. Il nous entraîne dans l’univers d’Archibald Lawless, anarchiste de la tête aux pieds qui vient d’embaucher un jeune étudiant en journalisme pour un travail d’investigation qui le mènera de surprise
en surprise…(Traduit par Florence Mortimer)
Par contre, Le Résurrecteur vaut déjà à elle seule l’acquisition de ce volume. Sharyn McCrumb nous transporte dans le sud des États-Unis en 1852 : Grandison Harris est employé par deux professeurs de
médecine pour déterrer des cadavres à des fins de dissection. Jusqu’au jour où le cadavre qu’il déterre s’avère être plus vif que mort…Sharyn McCrumb remporte ici le pari de l’originalité, elle
aborde subtilement le thème de l’esclavage dans un style très plaisant et très maîtrisé ! (Traduit par William Olivier Desmond)
Avec Ed McBain, on retrouve les enquêtes passionnantes du 87e District en compagnie du détective Carella qui se
demande pourquoi Tant de haine ? Des chauffeurs de taxi sont retrouvés assassinés, une étoile de David peinte sur le capot de leur véhicule. Crimes
antisémites ? Œuvres d’un serial Killer ?...(Traduit par Mona de Pracontal)
Ce deuxième volume, comme le premier, m’encourage de poursuivre cette plongée dans l’univers énigmatique et envoûtant de ces maîtres de l’intrigue qui s’amusent à repousser avec délectation les
limites du genre !
Bientôt je vous parlerai des tomes suivants :
Le troisième tome :
• Stephen King et John Farris,
Et le quatrième :
• Jeffery Deaver
• Lawrence Block
Que de suspense en perspective ! :-D
Par Florinette
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Dimanche 12 octobre 2008
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Nouvelles en partance
Éditions Anne
Carrière, 2008, 253 pages.
Quel plaisir de retrouver Georges Flipo après le corrosif et drolatique « Le vertige des
auteurs » !!
Ici, la plume de l’auteur nous convie à la suivre vers une tout autre histoire, enfin pas une, mais quatorze surprenantes tribulations qui nous font voir du pays, l’Asie, l’Europe, l’Afrique,
l’Amérique du Sud sont au programme. À chaque destination, nous faisons la connaissance de personnages pittoresques, pas toujours respectables, mais qui ont tous quelque chose à révéler, à se
prouver.
Tantôt risibles, tantôt émouvantes, les nouvelles de ce recueil dépaysant au rythme enlevé se dégustent. Tout comme « L’île Sainte-Absence » ma préférée, que je vais vous laisser découvrir,
non pas en vous mettant un extrait, mais en vous dirigeant vers « Mot compte double » où
vous pourrez écouter, à travers la douce et mélodieuse voix de Cuné, cette magnifique et émouvante petite histoire.
Citation en exergue :
« Ne demande pas ton chemin à quelqu’un qui le connaît, tu risquerais de ne pas te perdre… » Rabbi Nachman de Breslau
Le site & blog de l'auteur
L'avis de celles et ceux qui ont aimé ces voyages : Cuné, Papillon, Laure, Fashion, Cathulu, Amanda,Laurence, Kathel, Martine, Lou, Keisha, Katell, Le Bibliomane, Quichottine, Dasola, Caro[line], Thaïs...
Par Florinette
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Samedi 5 juillet 2008
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Éditions Privé, collection
Les Clandestins, 2006, 284 pages.
C’est en 1996, lorsqu’il était assistant sanitaire dans une colonie en Corrèze, que Ron l’infirmier a eu l’idée de consigner dans un cahier les événements de son expérience.
Après une dizaine d’années passées à travailler en tant qu’infirmier dans des hôpitaux ou des entreprises, il a recueilli tout un tas d’anecdotes drôles, touchants, cyniques et plein d’empathie,
car Ron il en a vu des vertes et des pas mûres !!
Ce recueil, que j’avais envie de lire depuis très longtemps, m’a gentiment été envoyé par Amanda que je remercie beaucoup, car, grâce à elle, j’ai passé un super moment. Sous une écriture
sans fioriture, qui n’épargne rien, ni personne, Ron nous expose l’envers du décor de certains établissements hospitaliers, montrant du doigt l’absurdité, le manque d’humanité qui m’a plus d’une
fois révoltée et meurtrit.
Mais rassurez vous, dans ce lot de nouvelle il y a celles qui vous laisseront un sourire aux lèvres, vous émouvront, car Ron c’est raconter avec des mots bien choisis, soupesés afin de modérer ses
ressentiments, ses émotions sans perdre à chaque instant son indispensable humour !
Le site de l’auteur : ron.infirmier.free.fr/
L’ont lu et voilà ce qu’elles en pensent :
Amanda :
« Bon. Allons droit au but et ne mâchons pas nos mots. J’ai adoré ce livre. »
Cuné : « De la vie, en somme, une bonne
tranche de vie que je vous conseille sans réserves. »
Tamara :
« C'est à la fois choquant et intéressant (à quoi bon se voiler la face ?), heureusement que Ron est là pour faire passer la pilule avec un courage, une
délicatesse et un humour à toute épreuve… »
Laure : « Je ne savais pas en
ouvrant ce livre que je le lirais d’une seule traite, sans jamais pouvoir le reposer. »
Par Florinette
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Samedi 21 juin 2008
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Éditions Delphine Montalant, 2005, 112 pages.
Karine Fougeray, à travers ses quatorze nouvelles, nous fait respirer l’air iodé et vivifiant de sa Bretagne natale.
C’est avec beaucoup d’émotion, d’humour et d’authenticité qu’elle dresse le portrait de ses personnages. On y rencontre une mémé qui tous les vendredis concocte des galettes de blé noir. Une mère,
affolée, partit à la recherche de ses deux filles perdues sur la plage. Un marin pêcheur qui renonce à la mer. Trois sœurs qui connaîtront différentes destinées ; et ma préférée « Les amants de la
St Jean », une très belle et émouvante histoire d’amour. Et tout un tas de personnages aux caractères bien trempés décrits dans leur quotidien fait de petit tracas et de joie.
Ces courtes histoires sont une jolie promenade pleine de charme et de poésie qui nous transporte au gré du vent sur les côtes bretonnes, nous baignant dans une douce nostalgie aux parfums de
galettes et d’embruns.
Citation en exergue :
« Je crois que tous les romans commencent avec une vielle dame assise en face de vous. » Virginia Woolf
Grâce à Sylire, que je
remercie de m’avoir fait découvrir le premier recueil de cet auteur, j’ai hâte maintenant de lire son premier roman !
Existe en format poche
Beaucoup d'entre vous ont lu et aimé ce livre (dans l'ordre de mes recherches en espérant n'oublier personne...) : Sylire, Yvon, Lily, Antigone,
Laure, Berenice, Clarabel, Katell, Pascal, Gawou, Elfique, Philippe, BelleSahi, Beatrix,...
Par Florinette
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Lundi 2 juin 2008
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Éditions Phébus, 2008, 218 pages.
Traduit de l’anglais (États Unis) par Bruno Boudard.
Situations hilarantes, burlesques aux dialogues acidulés et jubilatoires, voilà les ingrédients explosifs qui composent ce recueil roboratif que nous offre la pétillante Elizabeth Crane.
Pour notre plus grand plaisir, une dizaine de nouvelles mettent en scènes des personnages qui sont tous dotés d’un petit grain de folie, de fantaisie et d’une drôlerie contagieuse quand ils font
face aux embûches du quotidien. Une lecture divertissante qui vous fera bien souvent pouffer de rire.
En voici quelques exemples :
Ma vie est super ! Et géniale ! :
« Moi ! J’adore ! Ma vie ! Ma vie est super et géniale ! J’ai tout ce dont on pourrait jamais rêver ! J’ai de super amis !
J’ai un super compagnon qui partage mon existence ! J’ai une fenêtre par laquelle regarder ! Celle-ci est sous le toit qui est au-dessus de ma tête ! Vous adoreriez ma vie vous aussi, si vous aviez
la même, mais vous ne l’avez pas, car c’est moi qui l’ai ! »
Sally (avec : Sucette la licorne à l’arc-en-ciel) :
« Il n’y a pas une seule chose un tant soit peu triste dans cette histoire, c’est pour ainsi dire l’histoire la plus gaie
qui ait jamais existé. Si vous êtes à fond dans Guerre et Paix ou quoi que ce soit de ce genre, vous ne trouverez rien de tel ici. Cette histoire parle d’une femme qui a toujours été elle-même.
Quelle meilleure histoire pourrait-il y avoir ? »
Polymorphisme du bruit à Chicago :
« Paolo Pagano junior
aspire à faire plus de bruit. C’est de famille. Le petit Paulie, comme on l’appelle, est le plus bruyant de tous. Le bruit est à sa famille ce que l’université est à d’autres. C’est leur fierté et
le domaine dans lequel ils excellent. »
Je te promets :
« Je te donnerai du sucre à la
cuiller.
Je ne te choisirai pas un prénom du genre Kal-El ou Pilot Inspektor, encore que l’idée puisse me traverser l’esprit. Je te choisirai un prénom différent, mais pas trop différent. Je ne peindrai pas
ta chambre en bleu ou en rose en fonction de ton sexe, même si j’aime le bleu et le rose. Ta chambre ne sera pas décorée selon un thème. Tu ignoreras qui est Casimir jusqu’à ce qu’il n’y ait plus
la moindre chance que la question puisse t’intéresser. »
Vous en voulez encore ?
« Lorsque tu te réveilleras en pleurant six fois dans la nuit, je te consolerai dans mes bras trois fois et papa prendra la suite quand je me mettrai moi-même à
pleurer. »
« Lorsque tu feras caca six fois dans la journée, je ne me plaindrai pas de changer tes couches, mais je te traiterai probablement sans détour de boule puante.
»
« J’aurai un rayon rempli de bouquins sur les bébés et l’éducation des enfants, mais je ne les ouvrirai jamais. Je ne les regarderai que lorsque tu hurleras à
pleins poumons et, vu qu’il est difficile de lire quand un bébé hurle à pleins poumons, je dirai aux livres d’aller se faire voir. »
Après ce petit moment détente qui vous montre bien que ce recueil est désopilant à souhait, je conseillerai juste aux lecteurs qui n’ont pas souri une seule fois de s’abstenir ! ;-)
Par Florinette
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